Technologies de dévotion dans les arts de l'Islam. Pèlerins, reliques et copies.
FLOOD Flinbarr Barry.

Technologies de dévotion dans les arts de l'Islam. Pèlerins, reliques et copies.

Hazan
Prix régulier €25,00 €0,00 Prix unitaire par
N° d'inventaire 22122
Format 14 x 21
Détails 287 p., broché.
Publication Paris, 2019
Etat Neuf
ISBN 9782754111171

Cet ouvrage restitue les six conférences données au musée du Louvre par Finbarr Bary Flood du 26 septembre au 14 octobre 2019, autour des technologies de dévotion dans les arts de l'Islam. http://mini-site du louvre.fr/trimestriel/2019/Chaire_du_louvre_2019 Dans un texte de 1920, Aby Warburg exprimait l’espoir que se réalise une « alliance entre l’histoire de l’art et l’étude de la religion . Ce vœu constitue le point de départ approprié d’une série qui plaide pour la nécessité de se pencher sur les relations intimes entre les corps, les matériaux et les technologies dans les rituels de dévotion. De la mimésis de l’architecture sacrée à la copie des textes, en passant par la répétition incarnée des rituels, deux dimensions fondamentales de la phénoménologie de la dévotion sont la reproduction et la sériation. La culture matérielle du pèlerinage islamique est riche d’exemples – portant sur l’architecture, la matière sacrée ou les souvenirs portables –, qui ont souvent des liens avec des techniques et technologies de production et de reproduction en série, telles que la gravure, le moulage et l’estampage, comme s’il s’agissait de reproduire les « impressions éprouvées par les pèlerins eux-mêmes. Reflétant une croyance commune en la capacité de certains matériaux à agir comme médiateurs de l’aura efficace d’un individu, d’un lieu ou d’une relique, l’efficacité perçue des objets était, peut-on penser, renforcée plutôt que diminuée par la production en série. Souvent, les objets en question se prêtaient à des pratiques de consommation multi sensorielles, très éloignées des pratiques d’observation désincarnées, telles qu’elles ont été cultivées dans la pensée post-Lumières et canonisées dans les galeries et musées modernes. Cette alliance entre les rituels de dévotion incarnés et les technologies de production de masse pose la plus ancienne des questions, celle de la nature de la copie, d’une manière qui nous invite à considérer sa dimension moderne très ancienne. Cycle de conférences de Finbarr Barry Flood à l'auditorium du musée du Louvre : -Jeudi 26 septembre 2019 Prendre la mesure -Lundi 30 septembre 2019 Incorporer par la poussière -Jeudi 3 octobre 2019 Guérir avec des images et des mots -Lundi 7 octobre 2019 Tracer les contours -Jeudi 10 octobre 2019 Faire une impression -Lundi 14 octobre 2019 Corps et copies, de la dévotion à l'exposition Chaque année, un scientifique de renom présente à l'auditorium du musée du Louvre une synthèse inédite sur un sujet original, qui permet les rapprochements transdisciplinaires entre des œuvres du monde entier.

Cet ouvrage restitue les six conférences données au musée du Louvre par Finbarr Bary Flood du 26 septembre au 14 octobre 2019, autour des technologies de dévotion dans les arts de l'Islam. http://mini-site du louvre.fr/trimestriel/2019/Chaire_du_louvre_2019 Dans un texte de 1920, Aby Warburg exprimait l’espoir que se réalise une « alliance entre l’histoire de l’art et l’étude de la religion . Ce vœu constitue le point de départ approprié d’une série qui plaide pour la nécessité de se pencher sur les relations intimes entre les corps, les matériaux et les technologies dans les rituels de dévotion. De la mimésis de l’architecture sacrée à la copie des textes, en passant par la répétition incarnée des rituels, deux dimensions fondamentales de la phénoménologie de la dévotion sont la reproduction et la sériation. La culture matérielle du pèlerinage islamique est riche d’exemples – portant sur l’architecture, la matière sacrée ou les souvenirs portables –, qui ont souvent des liens avec des techniques et technologies de production et de reproduction en série, telles que la gravure, le moulage et l’estampage, comme s’il s’agissait de reproduire les « impressions éprouvées par les pèlerins eux-mêmes. Reflétant une croyance commune en la capacité de certains matériaux à agir comme médiateurs de l’aura efficace d’un individu, d’un lieu ou d’une relique, l’efficacité perçue des objets était, peut-on penser, renforcée plutôt que diminuée par la production en série. Souvent, les objets en question se prêtaient à des pratiques de consommation multi sensorielles, très éloignées des pratiques d’observation désincarnées, telles qu’elles ont été cultivées dans la pensée post-Lumières et canonisées dans les galeries et musées modernes. Cette alliance entre les rituels de dévotion incarnés et les technologies de production de masse pose la plus ancienne des questions, celle de la nature de la copie, d’une manière qui nous invite à considérer sa dimension moderne très ancienne. Cycle de conférences de Finbarr Barry Flood à l'auditorium du musée du Louvre : -Jeudi 26 septembre 2019 Prendre la mesure -Lundi 30 septembre 2019 Incorporer par la poussière -Jeudi 3 octobre 2019 Guérir avec des images et des mots -Lundi 7 octobre 2019 Tracer les contours -Jeudi 10 octobre 2019 Faire une impression -Lundi 14 octobre 2019 Corps et copies, de la dévotion à l'exposition Chaque année, un scientifique de renom présente à l'auditorium du musée du Louvre une synthèse inédite sur un sujet original, qui permet les rapprochements transdisciplinaires entre des œuvres du monde entier.